COMMUNIQUÉS DE PRESSE
samedi 9 octobre 2010 20:00
Sandra Zeller – la gagnante secrète de la finale européenne du concours Young European Truck Driver 2010 à Södertälje
Les 8/9 octobre 2010, la finale européenne du concours Young European Truck Driver (YETD) de cette année s’est déroulée à l’usine Scania de Södertälje (SWE). Sandra Zeller de Suisse a été la première femme à se qualifier dans la quatrième édition de ce concours pour la participation à la finale européenne. En compagnie de dix-sept autres finalistes nationaux, il s’agissait pendant ces deux jours d’accumuler le plus grand nombre possible de points pour être en droit de participer à la grande finale. Bien que Sandra Zeller n’ait pas réussi à se qualifier parmi les meilleurs, elle a été pour de nombreuses personnes la gagnante secrète du concours YETD de cette année.
Légèrement nerveuse, mais bien préparée, Sandra Zeller a déjà fait le voyage à destination de la Suède le jeudi matin, en compagnie de son accompagnateur Theo Tobler et des deuxième et troisième au classement de la finale suisse, Ivo Steiner et Thomas Schär. Sous l’égide compétente de Theo Tobler de Scania Suisse SA, les finalistes du concours YETD ont eu déjà de premiers rendez-vous le jeudi soir. Tous les participants à la finale ainsi que la participante ont porté une tenue uniforme qui fait partie de l’actuelle collection de Scania Truck Gear et une jaquette avec le nom et le drapeau national brodé dessus. Lors d’un premier briefing, on a expliqué par ailleurs encore une fois clairement aux finalistes le déroulement des deux jours à venir.
Le tirage au sort des numéros de départ comme premier moment fort
Le vendredi matin, après l’accueil officiel par les responsables Scania, on a tiré au sort les numéros de départ. Les participants ont été brièvement présentés et ont pu tirer dans un pot leur groupe ainsi que le numéro de départ correspondant. Sandra Zeller a tiré la boule jaune avec le numéro de départ quatre. Elle a donc su qu’elle allait commencer le concours par le parcours gymkhana avec un véhicule simple. Les autres épreuves de la première journée ont été les postes de sécurité « Arrimage du chargement » et « Check before driving » et la conduite défensive pour terminer la journée.
Pas de grosses fautes, mais pas non plus de Big-Shots
Après avoir examiné le parcours gymkhana, Sandra Zeller n’a pas dû attendre longtemps sa première épreuve au concours YETD de cette année. C’est avec fébrilité que les fans suisses présents ont assisté à la première entrée en scène de Sandra. Le départ a été prometteur et c’est sans grande peine, qu’elle a maîtrisé le slalom en marche arrière pour se garer dans le « garage » et renverser le pylône rouge. A la première traversée des deux barils, tout s’est déroulé comme prévu. A la deuxième traversée, elle a aussi failli effectuer un parcours sans faute, mais elle s’était préparée trop tôt à la traversée en marche arrière et un petit « balancement » du véhicule a renversé le baril. Elle a continué sa marche arrière à travers les deux barils. Ensuite, il a fallu garer le véhicule le plus près possible d’une rampe. Pour contrôler la précision, on a laissé tomber une grande balle dans le panier monté sur la superstructure. Ici, Sandra n’a manqué son but que de peu : la balle a malheureusement heurté le bord saillant et manqué malheureusement l’ouverture du panier. La suite de cette épreuve a toutefois montré que cela n’était pas si grave car ceux qui ont réussi à placer la balle dans le pa-nier ont été très peu nombreux. Pour de nombreux candidats, l’épreuve s’est déjà arrêtée lorsqu’ils ont touché la rampe avec le véhicule.
Les deux prochaines épreuves, à savoir « l’arrimage du chargement » et le « Check before driving » ont malheureusement été difficiles à observer pour les visiteurs qui n’ont donc pu que difficilement les évaluer. Mais Sandra a trouvé que le temps pour l’arrimage de la charge a été plutôt compté et que les erreurs intégrées dans le « Check before driving » ont été en partie très difficiles à trouver.
Récolter des points dans sa discipline phare
Ensuite, Sandra Zeller a dû affronter l’épreuve qu’elle pensait être sa discipline phare, « la conduite défensive ». Déjà dans la demi-finale et dans la finale nationale, Sandra avait en effet posé les jalons dans cette épreuve pour sa victoire ultérieure. C’est pourquoi elle a abordé cette épreuve avec de grands espoirs et beaucoup d’optimisme et se réjouissait énormément de faire connaissance du parcours qu’elle ignorait encore. Dix minutes après elle, le conducteur autrichien a pris le départ et encore dix minutes plus tard, c’est le conducteur français qui s’est lancé sur le parcours des routes publiques d’une longueur de 42 kilomètres et d’une durée d’environ 30 minutes. La surprise a été grande lorsqu’à l’arrivée, elle a été suivie déjà de très près par le conducteur autrichien. Il s’est alors avéré que Sandra Zeller a abordé sans doute le parcours avec une trop grande prudence et aussi un peu trop lentement.
La première compétition s’est terminée par un barbecue au centre de démonstration.
Dernière épreuve pour la qualification
Le samedi matin, la dernière épreuve de la qualification avant l’élimination des permiers finalistes a consisté dans le « Reverse Z ». Il s’agissait d’effectuer avec le tracteur semi-remorque et la semi-remorque un parcours en Z en marche arrière et de renverser avec l’arrière de la semi-remorque un pylône rouge. Cette épreuve a dû être exécutée par deux participants conduisant en parallèle et les spectateurs toujours plus nombreux ont pu la suivre et aussi l’évaluer de près. Après un bon départ efficace à travers le Z, Sandra a malheureusement dû avancer à nouveau son camion articulé à plusieurs reprises avant de pouvoir renverser le pylône rouge comme il le fallait. Allait-elle réussir à se qualifier parmi les douze meilleurs ?
Le compte à rebours commence
Le suspense a été palpable lorsque tous les conducteurs et Sandra Zeller ont dû monter sur la scène pour l’annonce du classement intermédiaire après la qualification. Tous les pays qui se sont qualifiés pour la grande finale ont été appelés les uns après les autres et ont pu avancer d’un pas. A la fin, six pays qui n’ont pas réussi à faire le saut dans la grande finale sont restés en retrait. Malheureusement, pour Sandra Zeller, la finale du concours Young European Truck Driver 2010 s’est terminée là et elle a dû abandonner la partie, tout comme les participants de Hollande, Slovaquie, Danemark, Angleterre et Turquie. Dans un premier temps, la déception de Sandra a naturellement été immense car elle avait vraiment espéré pouvoir continuer le concours. Mais bientôt, elle a retrouvé son rayonnement extrêmement sympathique et s’est réjouie d’avoir pu participer à la finale européenne YETD 2010, d’être la première femme à avoir réussi cet exploit et d’avoir aussi triomphé de quelques hommes provenant de grands pays de transports.
Classement intermédiaire après la qualification :
1. Stian Ostby (Norvège)
2. Pavel Neterda (Tchéquie)
3. Tino Hyökki (Finlande)
4. Frédéric Divay (France)
5. Artur Sumbar (Pologne)
6. Gabriel Warde (Irlande)
7. Zarko Tokic (Autriche)
8. Gerhard Thaler (Italie)
9. Patrick Schildmann (Allemagne)
10. Andreas Söderström (Suède)
11. Lionnel Collette (Belgique)
12. Tibor Szeness (Hongrie)
Non qualifiés pour la participation à la grande finale :
Sandra Zeller (Suisse)
Dave van Roovert (Hollande)
L’ubos Jakubek (Slovaquie)
Jens Aaroe (Danemark)
Colin McKeag (Angleterre)
Oktay Tas (Turquie)
Douze au départ, six à l’arrivée
Pour douze pays et leurs conducteurs, le concours s’est poursuivi. Mais dans la prochaine épreuve, six autres finalistes ont déjà dû « jeter l’éponge ». Cette épreuve a consisté à garer le plus rapidement possible dans un garage un tracteur semi-remorque en marche arrière sans ce qu’on appelle des « pénaltys » et en effectuant un slalom, de passer ensuite entre deux barils et de traverser finalement la hauteur réglée. Le premier de la qualification, Stian Ostby de Norvège, a affronté le douzième Tibor Szeness de Hongrie, le deuxième Pavel Neterda de Tchéquie a affronté le onzième Lionnel Collette de Belgique, etc. Dans cette épreuve, seuls les deux premiers de la qualification ont encore réussi à convaincre et à confirmer leurs bonnes performances. La Norvège (1ère) a battu la Hongrie (12e), la Tché-quie (2e) a battu la Belgique (11e), la Suède (10e) a battu la Finlande (3e), l’Allemagne (9e) a battu la France (4e), l’Italie (8e) a battu la Pologne (5e) et l’Autriche (7e) a battu l’Irlande (6e).
Les trois finalistes sont désignés
Sur les dix-huit finalistes initiaux, il ne restait donc plus que six ! Les prochaines épreuves les attendaient. L’épreuve appelée « Knock the King » consistait à renverser le plus rapidement possible quatre pylônes rouges, placés dans un rectangle (un dans chaque coin) avec l’arrière de la semi-remorque, le pare-chocs du véhicule ou le pneu avant, tout en laissant les pylônes bleus debout. Pour terminer il fallait positionner le véhicule et la semi-remorque avec le centre du pare-chocs dans un cercle déterminé. Dans cette épreuve, les premiers qualifiés n’ont plus pu s’imposer et ont tous été éliminés par des pays « supposés moins forts ». L’Autriche (7e) a battu la Norvège (1er). La Suède (10e) a battu la Tchéquie (2e) et l’Allemagne (9e) a battu l’Italie (8e). Dans la finale, ce sont donc le septième, le neuvième et le dixième de la qualification qui se sont affrontés.
Un suspense insoutenable
Maintenant, il a fallu jouer le tout pour le tout car l’enjeu, c’était de partir chez soi avec les clés du nouveau tracteur semi-remorque Scania de la Série R. Devant la grande tribune principale, les trois finalistes ont dû exécuter le « Super Z ». Ils sont partis simultanément pour la course finale et ont effectué en marche arrière le parcours en Z dont ils ont fait connaissance le matin et ont dû renverser tout au bout le premier pylône rouge. Ensuite, il fallait de nouveau traverser le Z en marche avant en direction du but et renverser en-core une fois deux pylônes rouges, une fois avec la partie frontale du véhicule et une fois avec l’arrière du véhicule. Les « pénaltys » étant bannis de la finale, les conducteurs ayant renversé un pylône bleu ont dû stationner le véhicule devant ou derrière, décrocher la ceinture de sécurité et sortir du véhicule, remettre en place les pylônes, remonter dans le véhicule, reboucler la ceinture et chercher une nouvelle fois à renverser le pylône rouge. Les visiteurs ont pu parfaitement observer les évènements en live ou sur un des deux grands écrans vidéo et constater de près qui se débrouillait le mieux. Longtemps, il a semblé que Patrick Schildmann d’Allemagne allait remporter la victoire haut la main, mais au dernier pylône, il a semblé perdre son calme : à côté du pylône rouge, il a également fait tomber un pylône bleu. Il a donc dû stationner son véhicule devant, sortir du véhicule et courir vers l’arrière pour remettre en place les deux pylônes renversés. Cela lui a coûté non seulement beaucoup de temps, mais aussi une bonne portion de concentration. Dans une finale caractérisée par un suspense extrême, Andreas Söderström de Suède a réussi à remporter une victoire très applaudie et a pu ramener chez lui le tracteur semi-remorque Scania flambant neuf.
Sandra Zeller – notre gagnante secrète
En dépit de son élimination rapide, Sandra Zeller a été la gagnante secrète pour de nombreux visiteurs, fans, participants, délégués nationaux et organisateurs du concours Young European Truck Driver de cette année. Son charisme, son rire mais aussi et surtout ses grandes capacités lui ont valu une grande sympathie et nombreux sont ceux qui lui ont « tenu les pouces » pour qu’elle puisse s’affirmer devant le sexe prétendument « fort ». Malheureusement, elle n’y est pas tout à fait parvenue et Sandra a été éliminée bien trop tôt aux goûts de nombreux visiteurs. Mais cela ne l’a pas empêchée d’être très sollicitée pour des interviews par des journalistes de nombreux pays. Comme une vraie « pro », elle s’est mise à disposition pour répondre aux nombreuses questions et pour recevoir les félicitations et elle a aussi apprécié pleinement l’attention qu’on lui a portée à cette occasion. Mais, en tant que participante la plus jeune (24 ans) et de surcroît en tant que femme, elle a déjà accompli un exploit dont ne peuvent que rêver toute une vie la plupart des chauffeurs de camions. Compte tenu du fait que Scania va organiser une nouvelle édition du concours Young European Truck Driver dans deux ans, elle aura de bonnes chances pour participer de nou-veau à une finale et d’obtenir un classement encore meilleur. Ses fans ne manqueront en tous les cas pas de la soutenir de nouveau !


